Aucun risque d’en mourir, même si le film s’étire durant 132 minutes de folie, de désordre baroque, une espèce de délire chaotique et débridé.
Avec de bons moments, des hiatus incompréhensibles, des scènes souvent réussies, mais hors contexte, une espèce de meltingpot de ce que l’on peut imaginer pour ce genre de film échevelé, très, trop personnel.
L’action se déroule de nos jours, sur un arrière fond de tournage, mais avec beaucoup de reconstitutions qui se veulent plus ou moins d’époque. Cela ne manque pas de drôlerie parfois, mais impossible de s’y retrouver tant le vent de folie souffle sur cette œuvre inclassable.
Et comme tout n’a pas le même niveau d’inspiration, le spectateur se sent un peu comme dans des montagnes russes, à l’affût de la séquence suivante, vertigineuse ou laborieuse, amusante ou longuette. Ce film a beaucoup fait parler de lui : tournage maintes fois remis, conflit juridique entre réalisateur et producteur, extravagances à tous les niveaux du projet.
Cela ne suffit pas à faire un chef d’œuvre, mais prédispose à supporter, avec bienveillance, un film adulé par les uns, décriés par les autres. Comme à chaque fois, il faut se faire sa propre opinion.
Et l’on s’étonnera que, à travers une respectable maison de production belge, le tax shelter et Proximus contribuent au financement, ce qui nous vaut le Studio L’Équipe au générique...