Ah là là ! Voilà un film qui correspond bien à ce qu’il promet, une pantalonnade préadolescente qui n’a ni queue ni tête, une succession de séquences qui sont supposées mettre face-à-face deux personnes qui sont en compétition pour l’amour d’une belle. Et c’est parti, avec des anachronismes, des allusions chantées, visuelles, cinématographiques, qui vous tombent du ciel sur l’écran et dans les oreilles, dans un joyeux chaos. Christophe Colomb, les 3 Mousquetaires et la panne d’essence du tapi volant, le marcheur en plein désert qui percute le seul arbre du lieu, tant d’autres moments émaillent ce véritable souk de la farce, de la blague potache. Je ne suis pas la cible, mais je dois dire qu’il y a dans ce type de production des éléments qui retiennent l’attention : un casting
de bandes dessinées, et des acteurs qui rivalisent dans leur jeu outrancier, des cascades de cirque, des décors fastueux, des effets spéciaux dignes des mille et une nuits de sous préfecture, et une photographie très travaillée, comme peu de productions en ont les moyens. Le chef opérateur, Stéphane Le Parc, s’est inspiré des tableaux de Delacroix, peints lors de son « Voyage au Maroc ». Pour ceux que cela intéresse : https://bit.ly/2QFUzETDes effets de lumières qui enchantent, des contre-jours enfumés, des brillances, une exubérance visuelle chamarrée qui relève le niveau « cinématographique » de conte pour (grands)enfants. Et il en a grand besoin : un film pour popcorn et soda.