Le 25 juillet 1909, Blériot traverse la Manche. Le 20 juillet 1969, le Premier Homme pose le pied sur la Lune. Ce film nous raconte donc la fin de ces 60 années d’extraordinaire évolution technologique sans précédent dans l’histoire de l’humanité, sur une période n’excédant pas celle de la vie d’une personne. Le réalisateur a délibérément pris pour fil conducteur la vie de l’un des astronautes, et pas n’importe lequel, le premier homme qui mettra le pied sur la lune. Le film nous montre que ce ne fut pas une simple promenade. Deux lignes de force s’entremêlent : celle de la vie privée, celle de la conquête spatiale.
La vie privée est évoquée avec tact mais m’a laissé une impression de grand classicisme, pour ne pas dire une certaine lourdeur, appuyée. La conquête spatiale est montrée « de l’intérieur » ; claustrophobes, s’abstenir !
Et ces aspects-là du film m’ont semblé très fascinants : être dans ces engins, plongés dans leur univers sonore terrible, est une expérience à partager sur (très grand) écran, dans une bonne salle. Le film se déroule sans réel suspens puisque l’on en connaît l’aboutissement ; mais il n’est pas mauvais de découvrir les mille questions qu’il fallait résoudre, de façon parfois improvisée, pour que ce rêve américain puisse s’accomplir.
J’espère qu’il fera encore rêver les générations nées depuis qui, peut-être, n’ont pas perçu l’incroyable aventure de cette conquête spatiale. Le film est produit avec d’immenses moyens, mais je n’ai pas adhéré aux choix esthétiques de l’image, inspirés des couleurs très NTSC des débuts de la télévision qui a accompagné et fait connaître cet Odyssée dans le monde entier. Ne soyez pas le dernier à vous y replonger.