Une comédie française qui sort du lot des petits récits sans originalité. Ici, nous avons à faire à un film choral qui rassemble 7, puis 8 bras cassés de la vie, des gars en roue libre sur une mauvaise pente. Et qui vont se faire cornaquer par deux coachs comme l’on aimerait en fréquenter plus souvent. Allez-y, mouillez-vous pour suivre ces moments de vie montrés avec beaucoup d’humour, des répliques très bien écrites, qui font avancer une histoire qui, par nature, n’avance guère : quoi de plus répétitif que l’entraînement sportif ? Mais la fin, certes prévisible, est une belle surprise visuelle dans le droit fil du scénario qui nous propose un agréable
divertissement. Il est d’autant plus apprécié que le travail du scénario et des dialogues reflète sans doute ce qu’un acteur très pri-sé souhaiterait se voir proposer plus souvent... Les comédiens en maillot sont tous épatants, aucun ne tire la serviette de bain à soi. Poelvoorde se la joue modeste, Efira est comme chaque fois, irrésistible de charme et de talent. Mais ces deux acteurs « belges » ne justifient guère que le tax shelter vienne à leur secours pour qu’ils aient un peu de travail dans un film provincial français dont le dénouement se déroule en Norvège.