Il est peu probables qu’elles convolent en juste noce ! Il faut dire que leur histoire devrait plaire à certain(e)s féministes : les femmes sont à la manœuvre, plus malines, mieux préparées, n’ayant pas froid aux yeux, elles surpassent les pires malfrats violents, dans une série impressionnante de situations qui se retournent comme des crêpes un jour de chandeleur. Bon, ce n’est pas un cours de morale civique ni même de psychologie sociale. Nous sommes à Chicago entre personnages peu reluisants. Il y a les WASP, les Black, le pasteur et le parrain, toute une charmante société qui s’embarrasse peu du « vivre ensemble ». C’est fait avec humour, ce qui compense les violences de bandes dessinées.
Le réalisateur anglais à quelque légitimité à traiter un tel sujet sans se gêner du rôle des black ; Steve McQueen l’est et a réalisé déjà Twelve Years a Slave. (093)
C’est bien joué, avec cet excès très léger qui évite le réalisme social. Et les effets spéciaux classiques (poursuites en voitures, accidents, explosions et autres fariboles) sont dignes du meilleur du cinéma américain. Les recherches de cadres « innovants » sont parfois un peu forcées à mon goût. Je vous recommande cependant la caméra sur le capot d’une voiture qui roule pendant une longue conversation à l’intérieure, dont on ne voit pas les acteurs... Le travail de scénariste est exemplaire de maîtrise et de complexité. Les flashback sont généralement suggérés comme
« rêves », ce qui est adroit, original et nécessaire pour que le spectateur, petit à petit, découvre les mobiles liés à l’histoire de chaque protagoniste.
A voir donc, rien que pour prendre la mesure de ce qu’est un scénario très élaboré, parfois à la limite du compréhensible ; mais bon, faut pas dormir quoi ! Surtout quand Robert Duvall se déchaîne en Papy qui fait de la résistance. Amusez-vous, si ce genre de films
« inutiles » vous fait rêver.