Folle et très bavarde. Ce récit un peu lourd ne passe que par la parole, le bavardage incessant, parfois amusant, mais très envahissant, qui semble dédouaner la cinéaste de tout travail de recherche sur l’image, le montage, et, surtout, sur le scénario. Quelle déception de la part d’une réalisatrice qui en est à son quatorzième film. Et Fanny Ardant, somptueuse comme à son habitude, finit par agacer tant son texte est médiocre, prévisible et plat ; son jeu maniéré. Patrick Chesnais retient un moment l’attention dans son rôle de vieux beau, et Arielle Dombasle aurait mérité le premier rôle tant elle est folle et amusante. Vianney est la parfaite faute de casting : insignifiant. Mais le film essaye de retenir l’attention par une invention : un petit gosse muet qui est une sorte d’animal de
compagnie lors de cette aventurette qui met en présence un fils et une mère qui ont des difficultés de relations. Bref, la relation mère/fils devrait servir de liant, mais la sauce ne prend pas. Ceux qui espèrent s’amuser et se distraire auront l’occasion de voir à quoi sert le tax shelter, version NEXUS et Umedia: un hold up de plus pour un film franchouillard qui montre deux scènes belges : un huissier au début et deux flics plus tard. Bien entendu il y a d’excellents collaborateurs belges (Morelle, Renson,...) et des prestataires techniques. Même des décors (l’un en face de chez moi...) qui ont amené le tournage à Bruxelles. Mais cela reste sans folie. Un road movie qui ne tient pas la route.