Ce prénom est celui d’une gosse qui aime la pâtisserie. C’est un premier indice très favorable.
Ce film, à voir absolument, commence d’une façon très « film français moyen ». Vingt minutes sont consacrées à « l’exposition » durant laquelle les personnages clés sont montrés dans leur quotidien, sympa, très « actuels » pourrait-on dire. Puis un événement terrible va faire basculer la vie de tous.
Il faut souligner, me semble-t-il, deux choses : les protagonistes que l’on croyait destinés à une petite comédie facile, sont tous bouleversants, d’une intensité émotionnelle qui ne laissera personne indifférent. Le traitement du sujet, pour la première fois, à ma connaissance, dans la fiction française, est fait avec un sens très subtil du récit, intimiste, intériorisé. Et je pense que chacun doit pouvoir faire ce « voyage par procuration » qui fait (un peu ? trop peu ?) imaginer ce que l’on pourrait ressentir en semblables occurrences.
Il est convenu de dire que c’est un film sur la résilience. A juste titre m’a-t-il semblé. Dans un contexte familial aux multiples facettes, ce qui ne manque pas non plus d’intérêt, même si certaines choses sont un peu « construites et prévisibles ».
Vincent Lacoste est au mieux de sa forme en jeune sans attache, Sta-cy Martin est une nouvelle fois irrésistible de charme (*La dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil -159 - Le redoutable - 434 - e.a.)
Une remarque qui n’a rien à voir avec le film : le titre me semble une erreur de « marketing ». Il fallait suggérer plus l’immense urgence de faire ce type de cinéma.
Un film intime et universel. Rare dans le cinéma français, qui semble être le fils de La Nouvelle Vague.