Je ne doute pas que les ambitions qui rongent les esprits à Hol-lywood ravagent les êtres de moins en moins humains. Mais je ne suis pas certain que cela m’intéresse passionnément.
Trois parties dans ce film un peu inégal mais très attachant.
La première est tout simplement stupéfiante, d’une brûlante actualité et d’une indicible émotion. A voir donc. Binoche est photographe de guerre, remarquable.
Puis la partie home sweet home, maman ourlée de remords, épouse incapable de renouer avec sa vie, c’est un peu longuet, convenu, mais c’est sensible et se laisse regarder.
Et la fin reprend force et vigueur, de façon passionnante.
De quoi cela parle ? D’une femme photo-reporter qui n’a pas froid aux yeux. Mais qui a deux filles et un mari. Pas simple de se situer la dedans, lorsque le monde observé déboussole profondément celles et ceux qui l’observent comme « simple » reporter ou comme « simple » chercheur.