Le mulet est un animal qui transporte de lourdes charges. Par métonymie, le terme est employé pour désigner les transporteurs de drogues. Ce qui n’est pas une activité d’enfant de cœur.
Un grand père, ruiné, va faire une douzaine de ces transports, histoire de se « refaire ».
Après Green Book (593), vous aurez vu tous les angles de prise de vue, toutes les positions de caméra possibles et imaginables lors-qu’il s’agit de filmer une voiture qui roule, ses occupants, ce qui s’y passe.
Bien entendu la vie d’un mulet est totalement dépourvue d’intérêt. Mais ici, le scénario est tellement bien construit que le spectateur, même dédaigneux de ce genre de films, prend du plaisir à suivre le déroulement très bien structuré d’une vie de famille avec toutes ses complexités, d’un travail de chauffeur au service de la mafia et, divine surprise, de flics spécialisés qui apparaissent dans le cours du film au meilleur moment pour faire monter la température.
Bref un divertissement de très grande qualité, avec des musiques très contrastées, amusantes. Et un acteur, réalisateur qui semble coulé dans le bronze de l’éternité.