Il y a des films adolescents, par leur style, par leur sujet. Il est question de la gestion d’un héritage, entre 2 frères et une sœur, une maison en Espagne, qui est occupée, l’on pourrait dire squattée, par l’un des frères qui veut y vivre en marginal, avec des copains idéalistes, façon Larzac ou néo écolo. Évidemment le conflit est frontal avec l’aîné qui veut vendre. La sœur elle, est hésitante, joyeuse, un peu allumeuse. Le rôle est tenu par Raphaëlle Corbi-sier qui est magnifique de naturel, lumineuse et qui va certainement faire parler d’elle très vite.
La mise en scène est très explicative, sans grande surprise, d’un style un peu pataud, on sent qu’il a fallu faire vite, que les moyens et les ambitions sont encore très scolaires. Ce qui n’enlève rien à la sympathie que le film suscite par son côté marginal culotté, par cet esprit de groupe qui essaye de donner un style « film choral » mais qui fait surtout un peu désordre.
Le titre est une erreur, qui ne dit rien du film, la réalisatrice est inconnue, il n’y a pas de « vedette ».
Alors, qui va aller voir ce film ? C’est regrettable, car il ne manque pas de talents mais par bouffées, des petites scènes bien réussies, des petites idées originales. Le cinéma belge francophone n’a pas encore trouvé là l’événement qui va remplir les salles.
Alors, allez-y car c’est une leçon de cinéma sur la faiblesse du style, sur la fragilité du scénario, sur l’amateurisme du jeu d’acteur. Mais c’est sympa, l’ambiance est chaleureuse, l’envie de bien faire est palpable.