Refusez la succession ! C’est en tous cas la première impression ressentie par un public, qui comme moi, passerait complétement à côté du sujet et du film.
L’histoire se déroule dans les années 60 au Paraguay, dans une bourgeoisie urbaine, au moment de la vente et de la gestion d’un héritage. Le spectateur est invité à découvrir les singularités de l’héritière déchue, homosexuelle, dans un pays inapte à intégrer cette situation, la bonne fera de la prison, laissant à une autre femme, le rôle de la rédemptrice qui permet à notre héroïne
« d’avancer », même, métaphoriquement, au volant d’une voiture qu’elle n’avait jamais conduite. Plusieurs scènes sont manifestement « à comprendre », des allégories sociales souvent.
Nous sentons bien que le film est très pensé, structuré de façon subtile mais, personnellement, je n’ai absolument pas pu entrer dans l’histoire. En partie à cause de l’image que j’ai trouvé détestablement éclairée, illisible. Alors les expressions ne sont pas perçues, l’ambiance s’épaissit et l’on décroche, espérant que le film s’anime un peu. Faute d’avoir pu entrer dans cet univers qui sent le moisi, le spectateur se sent exclu, déçu, déshérité.