Allez vous amuser à ce film New-yorkais qui se déroule dans les années 90.
L’histoire est l’adaptation d’un livre qui est le récit, écrit par celle qui l’a vécu, d’une filouterie qui filoute des filous. Cela arrive souvent, mais ici l’objet de ce commerce illicite est original : il s’agit d’écrits imaginaires d’auteurs célèbres. Et c’est particulièrement jouissif de voir les nécrophages de la matière grise qui se font rouler en achetant, à des prix de spéculateurs, des papiers dont la vocation serait la bibliothèque nationale et qui, de surcroit, sont des faux. Délectable. Sauf que le F.B.I. ne l’entend pas de cette oreille. L’actrice que l’on ne quitte pas des yeux est magnifique, grassouillette, le verbe haut, l’allure avachie et la rancune chevillée au corps. Melissa Ann McCarthy est une actrice très connue (et très bien payée...) aux USA. Elle a déjà une carrière aussi diversifiée que courageuse, à son brillant palmarès.
Elle trouve, en Richard E. Grant, un partenaire haut en couleur, d’une extravagance merveilleusement incarnée et ils formeront une espèce de couple à la dérive qui ne manque pas d’originalité. Très savoureux.
L’image est très « stylée » dans des tons verts, bruns, qui donnent une grande unité au film. Les musiques sont à chaque fois un régal, contrastées mais si bien adaptées à l’ambiance des séquences qu’elles accompagnent.
Soyez certains de pouvoir tout leur pardonner, ils sont excellents.