Ce film est à l’art cinématographique ce que le stoemp saucisses carottes est à la gastronomie. Les ingrédients sont de qualité (Poelvoorde en bonne forme, Lacoste égal à lui-même) mais c’est fade, informe, un peu lourd à digérer et sans la moindre invention. Un film de copains qui ont l’habitude de se tweeter des blagues de potaches. Le gros problème que j’ai ressenti, c’est la mauvaise gestion des trois itinéraires des deux enfants gâtés et de leur père gâteau, avant d’être gâteux. Tout cela s’emmêle de façon de plus en plus confuse, sans aucune justification intéressante qui fasse avancer l’histoire qui ne procède que de bavardages, de dragues
un peu amusante, d’une vague tentative de mettre en parallèle le destin de 3 hommes dans la société d’aujourd’hui. Encore un père célibataire qui monte au créneau de ses responsabilités mal assumées. L’on est face à du cinéma « sketch » et certains d’entre eux plairont aux uns et aux autres. Un soir de pluie, devant la télé, avec la mère de famille, qui, absente du scénario, retrouvera toute sa raison d’être maternante, alors que ces trois mecs sont un peu paumés dans leur chasse aux chimères. Et tout cela avec l’intervention absolument incompréhensible du tax shelter.