Un film qui est au cinéma, ce qu’un roman policier est à la littérature. Nous sommes ici dans la catégorie du vengeur solitaire.
Il est des scénarios qui n’ajoutent rien, ni à notre culture, ni à l’art cinématographique, mais auxquels il faut reconnaître certaines qualités, faute d’être utile en quoi que ce soit. Si non, comme des bons polars, qui procurent un moment de détente lorsqu’on n’est pas trop tendus par le suspens et la violence, ingrédients de base de la recette cent fois déclinée. Ce film est cousin de Fargoo, par exemple.
Ici, c’est le trafic de cocaïne, à Denver, en plein hiver. Si bien que tout est blanc. Métaphore pour débutant, mais qui nous vaut des images rares et spectaculaires. Deux gangs s’affrontent, le héros essaye de se débrouiller tout seul, il est pris en sandwich, mais triomphe ; ouf ! La police est un peu baladée dans tout cela. La
« signature » de ce film, c’est une forme d’humour récurrent qui finit par faire rire. A découvrir à l’écran.
Pour le reste, pas grand-chose à ajouter si non pour souligner que le réalisateur est norvégien et maîtrise parfaitement la grammaire de son art. Il en est de même pour le rôle central, acteur multi récidiviste, ayant marqué dans le rôle de Schindler e.a. Un film à voir paisiblement pour analyser comment se construit ce genre de récit. Ici, avec une très grande maîtrise.