Le cap de la soixantaine au Cap Ferret. Dans ce film de la grande famille du cinéma français, tout le monde se bouscule pour faire marrer, et émouvoir, dans une ambiance « maison de campagne », film choral dans la lignée de Vincent, François, Paul et les autres.
Pas de prise de tête, que des prises de becs. Ça roule bon train, les couples se (dé)(re)(trans)forment de façon très vivante, sans malice, mais dans une ambiance où « la vieillesse pointe son nez, alors profitons-en tant qu’il en est encore temps ». Le casting est chatoyant, une mention spéciale pour Marion Cotillard qui a quelques scènes qu’elle a dû adorer tourner. Pour nourrir l’histoire qui n’en est pas une, les scénaristes ont fait preuve de bonne volonté, quitte à tirer un peu sur la corde dans quelques scènes inutilement longues.
Et si vous allez voir le film en étant de bonne humeur, avec des amis qui ont envie d’aller dîner ensuite, c’est un excellent choix. Le réalisateur, comme les acteurs, ont déjà écumé le cinéma français, essentiellement dans la catégorie « on s’amuse ensemble ». Rock’n roll (365) du même réalisateur témoignait déjà de son talent pour ce style de cinéma qui se nourrit de lui-même tant les recettes sont éprouvées. Ce film-ci est une suite à Les Petits mouchoirs que je n’ai pas vu. L’image sur écran très large est de classique élégance, les dialogues, comme il est d’usage, ne s’entend pas toujours clairement : un film français ! Financé par qui ? Aussi par le tax shelter, sans que l’on n’y trouve strictement la moindre justification...