After shave. Cela ne manque pas de fraîcheur, c’est le matin de la vie de jeunes adultes commençant leurs études universitaires ; tout le monde est rasé de frais. Notre oie blanche, charmante et gracieuse, aimée de sa maman célibataire qu’elle a toujours soutenue en bonne fille unique, liée à un boyfriend un peu falot, tombe dans les griffes d’une sorte de vicomte de Valmont des campus. Tout est prévisible, les rôles annexes sont parfaitement standardisés, l’écriture de l’histoire formatée à l’américaine. Avec un léger saupoudrage de culture littéraire. On se goberge des Hauts
de Hurlevent, de Gatsby le magnifique, histoire de donner à ce dé-niaisage un parfum qui le relie aux grands classiques du genre. Mais c’est un peu surfait... Ce qui me semble le plus amusant, c’est l’ambiance de la vie universitaire sur le campus d’Emory. Pour le reste, ce sujet, avant le film qu’il a inspiré, fut l’objet d’une parution via internet qui a focalisé l’attention d’un public sans doute assez immature. Et le film rend bien ce côté ado attardé. Sans grande surprise. Et il cartonne au box office, sans que l’on ne comprenne vraiment pourquoi.