Gloire à elle ! Julianne Moore est resplendissante. Rappelez-vous de Still Alice (118). Elle incarne ici une mère dont les enfants sont autonomes, qui a un travail intéressant, et qui vit seule. Manifestement elle cherche à construire une histoire au hasard de ses rencontres.
Voilà, c’est tout. C’est attendrissant, touchant, avec plein de petites scènes qui se succèdent sans surprise, très joliment filmées, une bande son riche en tubes et airs de circonstance. Les plans sont généralement longs, peu spectaculaires, comme pour induire ce côté « installé « de la vie de cette femme. Le plan d’elle au volant
est répété plusieurs fois, comme un « gimmick « : elle sait où elle veut aller. Plusieurs scènes de drague soft en boîte pour montrer ses attentes, la difficulté à se faire respecter. Personnellement, j’ai trouvé cela profondément touchant. Surtout dans la tentative de reconstituer une famille.
Un film un peu fleur bleue pour femmes dans la maturité, mais qui ne cachent pas leurs blessures. Une précédente version de ce sujet avait été filmée par le même réalisateur en 2013, Gloria ; je ne l’ai pas vue.