Les jumelles monozygotes séparées à la naissance sont décrites dans la littérature scientifique, car ce sont des cas rarissimes et intéressants à étudier scientifiquement pour déterminer les caractères acquis, et ceux innés, transmis génétiquement. Ce film n’aborde pas ces questions car il est une comédie pétillante, rapide, amusante et légère qui tire argument de ce cas si particulier de deux sœurs qui s’ignorent mais sont identiques.
L’une est comédienne, et passe un moment difficile de sa carrière car elle sent que l’âge lui cause un certain préjudice. Alors, botox ! Et sa bouche est transformée en hémorroïde à la veille d’un tournage...
Suite à l’écran, car le charme du film ne tient qu’à ce qu’on y découvre de scène en scène. Elles sont bien écrites, très bien dialoguées et assument un côté midinette un peu appuyé qui fait rire. Si vous avez toujours rêvé de voir de près comment se déroule un tournage, vous ne serez pas déçus ! Et les trois punaises qui interprètent le HCM (Habillage Coiffure Maquillage) sont absolument parfaites. Comme François-Xavier Demaison, excellent, l’agent de
cette actrice en crise de croissance, jouée de façon magistrale par Mathilde Seigner qui, sans doute, a dû prendre un immense plaisir à être l’une et l’autre. Même si cela a dû être un travail complexe : se donner la réplique à soi-même, en entendant la phrase dans une oreillette, face à une doublure...
Je dois dire que l’habileté de la coexistence de ces deux jumelles est bien maîtrisée et ajoute à ce film amusant.
Coproduit par Tf1, il vous amusera de voir qu’une séquence se tourne durant le JT de 20 heures de France 2...
Ne ratez pas l’appartement de l’actrice : c’est ce qui se fait de pire dans la déco du cinoche franchouillard : ça pue le faux, le décors en studio, et l’absence de vécu.
Bref, Ni une Ni deux mérite plus que la réputation un peu « série télé » qui accompagne, non sans raison, le nom de la réalisatrice. Ici, elle aura fait Et une et deux.