Il aurait mieux fallu qu’il n’y ait rien eu autrefois à Hollywood, tellement ce film est un désastre d’ennui, d’ineptie, d’absence d’histoire, de manque de charme, une espèce de divagation médiocre sur une époque et un métier, montrés de façon on ne peut plus crétine, sans aucun intérêt, ni pour Hollywood, ni pour le cinéma, ni pour les acteurs. Une supercherie, un sommet d’usurpation cinématographique qui attire le public sur la réputation du réalisateur et la gloire de deux acteurs juxtaposés dans ce fiasco total.
Et sans doute, en sortant hagard de la salle, personne n’osera dire que c’est une daube, de peur de passer pour un béotien. Ce n’est pas simplement un film « clivant », c’est du cinéma infect. Lisez cet article qui analyse avec courage les perversités qui sont supposées agréger le public : https://www.rtbf.be/info/societe/detail_once-upon-a-time-in-hollywood-tarantino-ou-le-triomphe-du-male-alpha?id=10293107
Inutile d’essayer de défendre ce film en s’esbaudissant de tant de références au cinéma, à une époque, au mouvement hippie, en s’extasiant devant de somptueuses reconstitutions d’époque, belles bagnoles en proue.
C’est un magasin d’accessoires déclassés, utilisés sans la moindre construction dramatique, sans récit, sans autre raison de rester dans la salle que l’attente de plus en plus impatiente du déchaînement de violence auquel Tarantino nous a habitué dans tous ses films et qui, ici, essaye médiocrement de renouveler ce genre de scènes dont on peut penser qu’elles expriment un angoissant effondrement des valeurs de respect des humains pour leurs semblables. Once upon a time in hell.