Un film à ne pas manquer : il est sans comparaison, d’une originalité exceptionnelle, d’un dépaysement total, d’une drôlerie ravageuse.
Nous partageons durant deux heures la vie d’une famille « d’en-bas » et d’une famille « d’en-haut » pourrait-on dire, d’autant que leurs habitations sont bien dans ces positions symboliques.
Petit à petit la famille d’en bas va parasiter la famille d’en haut. C’est toujours amusant, parfois hilarant, et même dans une scène
« pied-de-nez » à Tarantino, cela reste tellement bien imaginé, fourmillant de détails bien vus, que l’on ne se départit pas de son effarement joyeux.
Impossible de raconter plus car chaque élément doit être découvert, les enchaînements aussi improbables que ceux prévisibles s’accumulent sans empêcher une immense et stupéfiante surprise.
Tout ce qui fait un bon film est réuni : acteurs saisissants, cadre, photo, montage, musique... Et un scénario hors du commun. C’est le 7e long métrage d’un réalisateur sud-coréen.
Il arrive à intégrer subtilement de nombreux genres cinématographiques ; faites-en une liste, elle est longue, riche. Et ce qui m’a épaté, c’est que ce mélange est sans hiatus. Et en plus, le sujet ne laisse pas indifférent qui soulève des questions sociales et comportementales pleines de complexités, sans jamais être lourd.