Ad fundum ou Ad nauseam, c’est selon que l’on adore ou déteste, comme moi, la SF (Science-fiction, pas Sans Fond).
Car c’est ici le parfait exemple, très luxueux, d’un film qui n’a ni queue ni tête. Une histoire tirée par les cheveux encore, mais sans aucune accroche avec la réalité, ni aux hypothèses scientifiques, ni à la psychologie d’hommes et de femmes en situation de confinement. C’est d’un infantilisme qui atteint des sommets, en fusées intersidérales. Les belles images de décollage, d’arrimage de vaisseaux spatiaux, d’hommes en lévitation dans leur combinaison, tout cela est éculé et le film n’ajoute rien au rêve que l’on vit lorsque les images sont « vraies », issues de la conquête spatiale.
Ici, c’est maquette, décors et trucages à gogo. Avec des longueurs d’autoroutes qu’une musique sirupeuse essaye d’alléger en vain. Notre Brave Piet (c’est encore un mauvais jeu de mot inspiré du patois bruxellois) fait ce qu’il peut. Il faut dire qu’il a financé la production, alors cela vaut bien quelques scènes de dialogues pour lobotomisés, des expressions de batraciens et des allures très cool de celui qui assure en toutes circonstances.
Si vous allez voir le film, lisez ensuite cette critique qui, de façon plus nuancée que moi, explique la vacuité de ce chef d’œuvre : https://www.senscritique.com/film/Ad_Astra/critique/186520479