Quel film charmant ! Une histoire (vraie) qui provoque sympathie, émotion et adhésion, qui mélange une touche de mélo, de politique internationale, le drame des réfugiés, la bonté des accueillants, tout ce qui fait de ce parcours atypique (celui d’un génie précoce au jeu d’échecs) une sorte de parabole sur le bon accueil à accorder aux migrants.
Depardieu surprend et amuse dans son rôle de professeur d’échecs, les gosses qui suivent ses cours sont très joliment mis en scène et dialogués. Le père et le fils, originaires du Bangladesh, sont très justes. L’épouse et mère est d’une irrésistible beauté, mais on la voit peu...
Et l’histoire, aussi prévisible soit-elle, a la particularité de nous amener dans un univers peu connu, celui des championnats d’échecs.
Un film à partager avec des pré-adolescents, avec des gens généreux, qui n’attendent pas de chaque film un bouleversement de l’histoire du cinéma. Isabelle Nanty incarne un personnage de façon très réussie. Issue du théâtre, abonnée aux seconds rôles, elle donne ici toute la mesure de sa tendresse et de son talent.
Le principe de mise en scène qui consiste à utiliser des longues focales qui « cadrent » de façon serrée les protagonistes rend bien souvent les plans très forts et les mouvements de caméra dynamisent bien le récit. Avec quelques plans larges qui situent les lieux.
Bref, un film très sympa et très touchant.