Ah ! le régal du bon pain, de la Normandie et de sa crème, tantôt fouettée, tantôt épaisse. Les joutes convenues entre anglais n’ayant pas encore tout à fait digéré Hastings et les français provinciaux un peu imbus d’eux-même et de leur culture. Et ça papote, ça se guette à la dérobée, les hormones animent tout ce petit monde de façon si bien jouée, si bien filmée, qu’on se laisse bercer avec bonne conscience car sous la houlette de Flaubert ; ce n’est pas rien tout de même.
C’est un cinéma classique, bien écrit, remarquablement filmé par Beaucarne, mais qu’on ne peut s’empêcher d’avoir déjà vu dans la veine des Truffaut et autres maîtres du dialogue filmé avec élégance et sensualité.
Le cinéma français qui fait de l’anthropophagie ; et le festin est bon.