Ne ratez pas ce film. C’est un peu Le huitième jour dans les espaces d’une Floride rarement filmée, des terres inondées qui sont des lieux étranges où se pratique la pêche et où vivent des spécimens d’humains que l’on ne découvre que dans ce genre de lieu.
Le rôle central est celui d’un jeune trisomique 21 souffrant du syndrome de Down et qui est aussi convaincant qu’attachant.
L’acteur Shia LaBoeuf, qui est son buddy un peu par la force des choses, avait déjà été remarqué dans American Honey (359) parmi d’autres films d’une déjà longue carrière.
La structure du récit repose sur deux fuites et deux poursuites qui, évidemment, vont se croiser, se rejoindre et atteindre, vaille que vaille, le but recherché par le jeune garçon anormal, acteur saisissant. Un road movie donc, bien comme il faut pour nous balader de suspens en obstacles, de situations angoissantes à une résolution très feel good movie.
Ce qui charme dans ce film américain « indépendant » est d’abord la qualité du casting qui parle une langue incroyablement « locale » et qui réagit à des comportements très primaires. Le dépaysement opère magnifiquement aussi par les lieux filmés, les situations com-plètements improbables, d’une rusticité qui fait écho aux codes des westerns d’autrefois.
Bref, une histoire improbable, qui se dévoile au cours du film, selon un tempo très maîtrisé par la mise en scène inventive d’un scénario très construit, très peaufiné dans ses détails qui retiennent l’attention tout au long d’une histoire très attachante.
Et vous aurez la satisfaction de comprendre le titre en cours de récit.