Le film débute dans la joie ensoleillée d’une Tunisie qui oscille entre modernisme et retour des barbus. Rien d’insistant, mais le ton est donné puis éclate le terrible drame qui est fondateur de l’histoire à découvrir et je n’en dirai rien. Simplement en évoquer le couple, parents de ce fils. Deux acteurs d’une intime émotion, capable de déployer toutes les facettes que leur bouleversante histoire révèle. Le film est bien mené, de façon linéaire, avec des personnages secondaires bien plantés, une histoire incidente qui nous amène en Lybie lors de la révolution. Le film se déroule en 2011, ce qui n’est guère important qu’anecdotiquement. Tout cela est très bien filmé, de façon classique mais ne suffit pas à maintenir la tension, faire rebondir l’histoire qui va à sa fin prévisible et sans éclat.
Cela dit, pour s’occuper, le spectateur méditera les thèmes très chargés en enjeux déontologiques et éthiques que le réalisateur a manifestement voulu illustrer dans son premier film avec autant de bonne volonté militante que de simplisme.
Les cadrages sont intéressants à observer car ils contribuent de façon essentielle à l’ambiance des séquences.
Un film de plus à ajouter dans la vitrine élégante du cinéma tunisien qui se fait remarquer de très belle manière.