Effacer tout, c’est d’une nullité historique ! Et l’on est agacé dès le début en voyant que le tax shelter va être détourné à nouveau de sa vocation en servant un médiocre film franchouillard qui n’a de belge que deux acteurs honteux d’être vus, très brièvement, pataugeant dans une telle daube. Le problème de ce type de film qui se veut culte, très branché, en rupture avec les codes, c’est qu’il faut en inventer d’autres. Ici, quelques saynètes donnent un vague espoir qu’il va se passer ce genre de miracle. Hélas on s’embourbe. Saint-Amour (227) avait déjà été une lourde déception à mes yeux (et pas seulement).
Ce qui irrite particulièrement c’est que le sujet est excellent, qu’il touche chacun à des degrés divers. Et ici, l’histoire fiche le camp dans tous les (non) sens, c’est brouillon et embrouillé avec quelques moments qui semblent laisser un vague espoir d’un style nouveau, d’une forme d’humour comme on aimerait pouvoir l’apprécier. Avec l’aide très poussive de Blanche Gardin qui aurait pu passer son tour.
Et cependant ce genre de film semble soutenu par une large part de la critique et peut-être trouvera un public qui s’en délectera comme d’une rillette un peu grasse.