Ce nom est mal connu qui désigne un monstre marin. Et dans le film il y a des images d’un squelette, comme ceux de Bernissart. Mais le lien avec le film est purement métaphorique : le monstre est le maire d’une bourgade perdue aux confins du Grand Nord Russe. Une famille modeste vit là et le maire s’acharne sur eux pour s’approprier la maison du père de famille. Le scénario semble inspiré de Dostoïevski revu par Soljenitsyne...
Écrit un jour de pluie et de cafard. C’est remarquablement original, dépaysant, admirablement joué et pesant. L’alcool, la violence, les comportements de primitifs adoptés par tous, modeste garagiste, avocat, politiques, policiers, religieux orthodoxes, tous sont des Léviathan à leurs heures et à leurs manières. Un spectacle rare, mais qui ne crée pas l’euphorie.