Jacques Brel met les voiles.
Ce documentaire d’une heure quarante-cinq révèle, pour la première fois, l’itinéraire intime de Jacques Brel, navigateur, depuis l’échec de la présentation de son second film, Le Far West, au festival de Cannes en 1973 et le moment où France quitte l’Askoy à Fort-de-France, en janvier 1975.
Nous découvrons de très nombreux témoins restés muets jusqu’ici et qui se sont confié à France. Jacques Brel est constamment présent par les extraits de ses interviews qui lui donnent la parole sur tous les sujets abordés, professionnels ou personnels.
Dans le montage d’Anne Christophe, nous découvrons l’homme en mouvement, l’homme incompris, le père qui « croisent ses filles sans les rencontrer », le mari fidèle à sa manière, mais avec plusieurs femmes en même temps.
Et l’on ressent que le décès de l’ami irremplaçable, Jojo, puis le cancer et la fuite suicidaire à travers l’Atlantique rapprochent l’artiste de sa propre fin.
Un prochain film nous amènera aux Marquises pour partager les dernières années de sa vie.
La diversité des témoins, la richesse des images, les musiques et les propos croisés font monter au cœur et aux yeux une indicible émotion, celle de la découverte.
CE FILM N’EST VISIBLE QUE À LA FONDATION JACQUES BREL. PRENEZ RENDEZ-VOUS : 02 511 10 20
Présentation de J’arrive :
Longtemps après,
Soulever le voile de la discrétion, avec respect.
Mon père établissait toujours tacitement avec ses proches, un contrat de discrétion respecté avec affection par celles et ceux qui appartenaient à ses cercles amicaux, amoureux ou familiaux.
Jacques appréciait que chacun considère ce voile de pudeur qu’il ne cessa de déposer sur sa vie privée. La famille adopta une attitude de retenue depuis le début de sa vie publique, et pendant longtemps.
Plus de 40 ans après la disparition de mon père, avec sérénité, la quarantaine de ces pèlerins du silence se termine.
Certains de celles et ceux qui choisirent de se taire ont accepté de terminer leur long confinement de discrétion et de se souvenir de cette période tourmentée et si mal connue de la vie de Jacques, entre mai 1973 et janvier 1975.
Aujourd’hui ces témoignages ouvrent bien larges les portes et fenêtres au vent de l’histoire, laissant fondre, tels des mirages, les rumeurs construites sur le sable, par manque d’informations.
France Brel