Une étreinte longue et étouffante. Le sujet est rarement traité, ce-lui d’une femme dans la maturité qui a perdu son mari. Elle revient à Paris et essaye de se remettre aux études en faculté d’allemand. Ce qu’elle cherche en fait, est de renouer une relation affective et une vie sexuelle normale. Nous suivrons son parcours qui est une sorte de catalogue sur les habitudes d’aujourd’hui dans ce domaine très diversifié. A découvrir durant cette errance un peu triste, sans grand intérêt si non celui de partager le désappointement de cette femme en recherche et qui ne trouve rien. Le traitement de l’image, c’est la nouvelle vague, en couleur. Caméra à l’épaule, éclairage naturel, focales longues qui isolent le personnage, avant-plans flous pour marquer la profondeur de champs, mouvement d’appareil du détail (mains, objet,...) vers le visage en gros plan, position de caméra le plus souvent inattendue, histoire d’étonner. Même le support argentique a été choisi pour « donner un genre «. Certes, cela donne un style à l’image mais cela devient rapidement un « tic « visuel qui amuse par sa répétitivité. Le réalisateur de ce premier film a une carrière d’acteur. Les maladresses du scénario attestent une fois encore que souvent, c’est là que le bât blesse.
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