Cresson, tel est le nom de cette plante que les Coréens appellent Minari. Le film éponyme est d’une rare qualité par de très nombreux aspects. Il allie les 4 éléments, l’air, la terre, l’eau et, hélas, le feu, mais que l’on peut considérer aussi comme purificateur. Un bel article sur cette plante : https://www.huffingtonpost.fr/entry/minari-nest-pas-quun-film-cest-un-element-ancestral-de-la-cui-sine-sud-coreenne_fr_60d07e11e4b0e08c64bd1a0b. L’histoire de cette famille est racontée de façon simple, avec modestie et une profonde originalité venue sans doute de leur immersion dans l’Amérique rurale, eux qui sont encore de culture coréenne.
La tension est grande entre les parents, la mère qui n’approuve pas les choix audacieux et inconfortables du père qui veut redémarrer à zéro une activité maraîchère, là où l’eau est rare ! La grand-mère maternelle rejoindra la cellule familiale et son rôle, bien malgré elle, deviendra une métaphore que je vous laisse le plaisir de découvrir après avoir suivi cet itinéraire aussi singulier que touchant. Il y a des films qui, à priori, n’attirent guère et qui sont de vraies pépites où tout est harmonie, subtilité, et ce que le cinéma nous apporte de plus enrichissant, la découverte d’autres choses que nos routines.