Quel métier ! Et ce n’est pas ce film qui nous apprendra grand-chose. En 1961, à Lyon, une famille standard (papa, maman et le fiston) verse doucement dans la folie délirante du père, inspirée par les événements un peu oubliés aujourd’hui de l’après indépendance d’Algérie. Qui sait encore ce que OAS veut dire… Qui se souvient des interventions du meilleur acteur de ce film, le Général de Gaulle ?
Car Poelvoorde peine à la tâche. On le retrouve dans son côté hystérique, grimaçant et peu motivé, très superficiel. A l’inverse des qualités qu’il avait su montrer comme père déjà, dirigé par le même réalisateur dans Une famille à louer (154), film qui pêchait aussi par de grandes faiblesses scénaristiques. Je n’ai pas vu les 10 autres films d’Améris, mais ce réalisateur semble être d’une trempe mollassonne et sans aspérité. L’épouse interprétée sans éclat par Audrey Dana est une brave maman sans réelle personnalité et elle
va défendre son fils, bien entendu, puis soutenir par une sorte de duplicité, la dérive paranoïaque de son mari.
Tout cela est assez vide, comme les rues de la ville volontairement désertées, filmées dans une ambiance qui se veut « d’époque » et qui donne un ton tristounet à l’ensemble.
Signalons le rôle de l’enfant joué par Jules Lefebvre, remarqué dans
Duelle (657) qui déjà se déroulait dans les années 60.
Le Tax Shelter ne manque pas de justifications (dont l’ingénieur son, ce qui rend les dialogues compréhensibles dans ce film français) mais qui pourra penser un seul instant que la Belgique y trouve son compte ?