Voilà un film très attendu ; certes parce qu’il est la suite d’une saga qui se moque de façon amusante de James Bond (personnage crée postérieurement à son ainé imaginaire), mais parce qu’il est le troisième film réalisé par une personnalité qui a montré un réel talent : Mr et Mme Adelman (374) La Belle Époque (713) et qui est une
« grande gueule » du paysage médiatique parisien, ne renonçant à aucune provocation. Et ce film n’en est pas exempt, qu’elles soient d’ordre raciste ou sexiste. Mais ne faisons pas à l’auteur de ces gamineries de mauvais goût l’honneur d’une polémique qui ne ferait que sa publicité. C’est du second degré pour collégien boutonneux. Et c’est parfois drôle, il faut l’admettre. L’ambition du film est de
rassembler la famille dans le canapé lorsqu’il pleut. Le très actif coscénariste, Jean-François Halin nous avait déjà montré ses limites, il y a peu, dans Mystère à Saint-Tropez (823). Et il y a quelques attrape-mouches qui fonctionnent, au premier rang desquels Jean Dujardin qui fait son numéro pour la 3e fois dans ce rôle, une évocation de l’époque giscardienne, quelques moments en Afrique qui sont amusants surtout à cause des animaux qu’on y croise, et pas toujours de la façon la plus agréable. Clin d’’œil à Christelle Cornil, comédienne belge que l’on a vu meilleure mais qui ici est l’une des justifications d’un nouveau détournement du Tax Shelter organisé par Scope.