Voici un cinéma bien utile, celui qui permet de se mettre à jour dans les activités que l’on ne partage pas ou si peu, tel le travail des influenceuses. Nous sommes en Pologne et une ravissante jeune femme, très sportive, fait de ses cours de fitness une sorte de tribune lui permettant de communiquer quotidiennement à pas moins de 600.000 followers comme il faut nommer aujourd’hui ces moutons de Panurge qui s’abreuvent à ces réseaux sociaux qui trompent leurs adeptes dont le cerveau est réduit à du pudding.
Cette super Barbie est sympathique, généreuse en attentions aux autres et nous comprenons très vite qu’elle souffre de solitude, car la foule ne saurait remplacer l’être qui vous manque. Même la famille n’arrive pas à suppléer cette carence affective. La suite à
l’écran. Vous y suivrez le quotidien de cette jeune femme filmée d’une façon remarquablement dynamique, à l’image de ce qu’elle dégage et seuls quelques moments de repos permettent à des images filmées avec retenue de reprendre notre souffle. L’histoire est ténue, mais les moments qui la jalonnent ont de l’originalité, de l’émotion, voire même provoquent la perplexité. Il s’agit du deuxième film d’un jeune réalisateur suédois qui ne manque ni d’originalité ni de style, même si le film n’est pas exempt de certaines lenteurs. L’intérêt, outre celui de l’immersion dans un monde qui n’est pas fréquenté par tous, est de découvrir que les sentiments et les émotions ressenties dans un milieu fait de clichés, sont plus nuancés et plus humains qu’il n’y parait à première vue.