D’une connerie abyssale, intergalactique ! Je ne comprends rien à ce type de récits cinématographiques qui sont au cinéma ce qu’une purée carottes-jambon pour enfants est à la gastronomie. Insipide, informe, sans consistance ni originalité.
Grandes querelles, combats, objets volants qui ne sont que prétextes à un voyeurisme assoupi pour se distraire de jeux vidéo débiles. Et les dialogues ressemblent à des exercices pour aphasiques en pleine crise. Quant à la musique, elle débute à la première image et ne vous lâche pas les tympans jusqu’à la fin du générique qui est aussi long qu’un court métrage tant sont nombreux celles et ceux qui ont travaillé pour générer ce pachyderme d’une effrayante laideur, de surcroit. Peu attiré par la SF, je n’ai jamais lu Frank Her-bert, l’auteur des romans à l’origine de plusieurs adaptations cinématographiques, dont celle-ci qu’il convient de porter aux nues, de déclarer sublime et fidèle au roman éponyme.
J’espère que le film aura un succès mondial mais je ne serai pas de ceux qui y contribueront.
Nous avions découvert l’acteur vedette dans Call my by your name
(485) qui déjà me semblait un ratage complet malgré l’Oscar du meilleur acteur reçu en 2018. Porter le fardeau de ce film-ci ne plaidera pas pour ce pâle Timothée Chalamet qui semble être une coqueluche internationale. Il le doit sans doute en partie à Woody Allen A Rainy Day in New York (690).
Denis Villeneuve est incontestablement un réalisateur de grand talent illustré par Arrival (340) dans le même style science-fiction, mais j’ai préféré Incendie et Sicario.
Cette production aurait coûté 165 millions $. Et je ne doute pas que les équipes pléthoriques dans de nombreux pays où eurent lieu les tournages, se sont bien amusées. Mais les spectateurs que cela n’amuse pas s’ennuient profondément.
Bref, un film très clivant ; allez vous faire votre opinion, en espérant que vous ne soyez pas ensablés dans la dune.