Éblouissant ! Un film à suspense, très à l’américaine, mais parfaitement français ; on se demande d’ailleurs par quoi le tax shelter est justifié.
Nous suivons les recherches d’un « acousticien » du BEA. Le Bureau d’Enquêtes et d’Analyses pour la sécurité de l’aviation civile (BEA) est l’autorité française responsable des enquêtes de sécurité sur les accidents et incidents d’aviation civile survenus sur le territoire français.
Et donc y travaillent des personnes à l’ouïe hyper développée qui analysent les enregistrements des boites noires. Mais y travaillent aussi des ingénieurs très sophistiqués dont le métier consiste à valider les équipements des avions qui doivent être autorisés dans l’espace aérien. Vous devinez qu’une extrême rigueur peut parfois contrarier les ambitions de certains constructeurs.
Voilà donc suffisamment évoqués les ingrédients d’un scénario haletant qui est admirablement structuré pour que les événements et découvertes se succèdent à un rythme soutenu avec des rebondissements surprenants. En plus le recours systématique à l’informatique de haut vol et aux technologies de pointe reste très lisible si l’on est un tant soit peu amusé par cet univers d’écrans, de claviers, de GPS et autres équipements sophistiqués.
Le Chant du loup (614) est un très bon film de la même famille, de la même intensité, de la même qualité. Ici, l’excellent Pierre Niney est l’Oreille d’Or, rôle de François Civil dans Le Chant du loup. Yann Gozlan avait dirigé François Civil dans un autre de ses films : Burn Out.
Dans un autre des films de Gozlan, Un homme idéal, Niney tient le 1er rôle. Bref, on reste en famille.
Au casting de ce film-ci, André Dussolier et Lou de Laâge, dans un rôle de femme aux dents qui griffent le sol !
Elle fût déjà partenaire de Niney dans J’aime regarder les filles et fût très remarquée aussi dans Jappeloup (034) Respire (035) et Les Innocentes (224) e.a.
Toutes les recettes du film d’action et de suspense sont utilisées et ça marche.
Il y a une virtuosité technique qui participe de cet univers hyper sophistiqué et le premier très long plan du film dans l’avion illustre admirablement le plaisir pris par la mise en scène dans cet univers très fermé, rarement vu au cinéma.