Ce titre stupide ne dit rien du sujet qui, pour banal qu’il soit, est traité avec de nombreuses qualités.
La recherche du bonheur peut-elle déboucher sur des situations qui y donnent accès ?
Film choral, les récits s’entremêlent qui montrent des destins croisés qui, tous, se déglinguent. L’impossibilité du bonheur en couple, la médiocrité des rencontres, des amitiés foireuses, la cruauté des liens intrafamiliaux.
C’est bien imaginé mais c’est du cinéma de dialoguistes, bavards et répétitifs. L’un va chez l’autre et raconte. L’autre va chez le troisième et papote, un autre encore arrive et se livre à une logorrhée qui fait pitié aux lecteurs des sous-titres.
Bref ça jacasse pendant une heure et demi. Avec un certain talent. Bruel a été souvent mieux, mais il sait y faire même là où il n’a rien à y faire, Béart n’a toujours pas soigné les hémorroïdes qui cerclent sa bouche, Depardieu (la fille Julie) est étonnante de vérité et de fragilité, sa « fille » ainée va faire carrière dans la série
« jeune teigneuse ».
Ce qui m’a semblé le plus intéressant, c’est les métiers des collaborateurs : déco, costumes, accessoires, casting. Très riches, avec de bonnes idées, jusque dans les repérages des lieux pour cette histoire qui cherche un peu où se poser, entre clichés et amusante comédie sociale, divertissement et suspens pour soubrettes qui hésitent le samedi soir entre la larme à l’œil et la complicité entre bonnes copines. C’est un peu tout ça, avec une bienveillante envie d’amuser, comme lorsqu’on assaisonne une salade pour en faire tout un plat.