Barbare. Un film qui se singularise par le mélange des (mauvais) genres. Le film gore avec une intrigue policière anémique, une forme d’humour qui cherche de façon méritante à renouveler la platitude des comédies françaises, mais qui finit hachée menu.
Si l’on raconte le moindre élément du scénario, d’une part on évente l’histoire qui ne mériterait qu’un court métrage, et d’autre part l’on ferait fuir ceux pour qui le bon goût n’est pas le seul critère de ce que l’on mange, mais la façon dont on le prépare et dont on en parle. Pour celles et ceux qui ignoreraient le sens de ce titre engageant, il est synonyme de bidoche, charogne, viande de mauvaise qualité. Bon appétit. Le réalisateur n’est pas éboueur mais Eboué, et il a développé ses talents avec d’autres célébrités de la nullité télévisuelle à succès comme Fogiel ou Ruquier. Écrire un scénario de cinéma ce n’est pas la même chose qu’un gag pour soirée télé. Et pour en assumer le premier rôle, un peu de talent épicerait le personnage qui se répète et reste fade.
Marina Foïs, la bouchère, est une célébrité dans le cinéma de beauf de la pire espèce. La Tour 2 contrôle infernale (219) n’est qu’un des exemples les plus calamiteux.
Mais il y a un public pour ce genre qui prend la caricature pour un concept philosophique et le 3e degré pour des latrines. Ce public saura maintenant ce qu’est d’être vegan. Sans en comprendre ou en connaître autre chose que l’instrumentalisation qui en est faite pour provoquer des rires gras et des cris d’effroi.