Quel délice. Tout est parfait. L’idée, étrange, les actrices surtout, mais chaque acteur aussi, les rebondissements de l’histoire, la façon fluide de filmer qui donne aux spectateurs cette luxueuse impression d’être là, à regarder vraiment ce qui se passe en le découvrant au plus près. Cela crée une empathie touchante et amusée avec l’actrice éblouissante qui sans cesse étonne.
Cate Blanchett est, rien que par elle-même, toute une histoire, celle d’un être fragilisé, qui va du Capitole à la roche tarpéienne,
trajet qui, pour banal qu’il soit, reste ici d’un foisonnement, d’une singularité, d’un drôle le plus souvent, qui réjouit le spectateur abasourdi et admiratif devant un si éblouissant talent de narrateur, de cinéaste, de directeur d’acteurs, bref, un artisan de tout grand talent au mieux de sa forme.
Comme il traite des sujets ordinaires, le contraire même des
« destins », cela reste une comédie sociale, mais qui se glisse dans la catégorie des grands films mémorables.