89
2014-04
LA GRANDE BELLEZZA
Paolo Sorrentino
La grande déception. J’espérais un Félini du XXIe siècle, plus baroque encore, un débordement de fastes, de cette Rome mythique d’aujourd’hui où Berlusconi se cacherait dans les toilettes pour dames. Déception sur toute la ligne. Le spectacle certes brillant de bacchanales de hauts fonctionnaires et de cadres supérieurs
en fin de parcours, les interrogations de vieillards débutants, d’anciennes belles, de marginaux au centre des curiosités, m’a semblé long, lourd, sans souffle ni originalité. Il y a de belles et fulgurantes séquences. Mais elles sont rares et courtes.