Ce n’est pas l’histoire d’une fille « perdue » au sens de dépravée. Mais un récit en deux temporalités qui s’entremêlent, de la vie d’une femme, philologue, qui, seule, prend un peu de repos sur une plage en Grèce. Il se trouve qu’une famille tapageuse débarque et qu’une jeune mère fait remonter les souvenirs de maternité chez cette dame dans la maturité.
Le film a donc pour objet la façon dont une mère assume ou non sa fonction au détriment de sa vie personnelle, tant professionnelle que sentimentale, pour ne pas dire sexuelle.
L’image du film est particulièrement laide, sombre, sans doute pour exprimer les états d’âme du personnage principal. Cela n’en est pas moins désagréable et lassant à la longue, et étonne de la directrice de la photographie, Hélène Louvart qui a trente années de carrière dont, e.a. le très beau La Vie d’Euridice Gusmao (708)
Les amateurs d’histoires psy pourront se régaler de ce récit pointilliste, mais un peu confus, en étant bien veillant pour ce premier film qui ne manque pas de sens de la mise en scène, du placement de caméra et qui bénéficie d’un casting de premier plan mais d’acteurs que l’on ne (re)connait pas, ce qui aide à les rendre crédibles. Le rôle central est interprété par cette comédienne exceptionnelle, Olivia Colman qui était éblouissante dans The Favourite (584) et The Father (804) par exemple. Et la comédienne qui interprète le personnage plus jeune est très ressemblante et d’un grand talent également. Les nombreux enfants sont généralement très bien dirigés me semble-t-il.
Les qualité du film sont sans doute dues à la très grande expérience de la réalisatrice qui est une actrice hors pair. Pour ce qui concerne l’écriture du scénario, l’adaptation d’un roman, elle est encore un peu perdue.