Encore un film à découvrir sans rien n’en savoir. Car la simple évocation du récit qui nous est conté, celui de ce gamin surnommé Mica, pourrait en éventer le charme. Nous sommes au Maroc dans une société très clivée et y faire sa place est une épreuve de chaque instant. Nous suivrons le parcours de celui qui y est confronté et c’est souvent émouvant, attendrissant, révoltant et hélas, parfois un peu répétitif et appuyé. Mais cela n’enlève rien au charme d’un film dont l’ambition n’est pas la sélection aux Oscar du meilleur film étranger. Il y a de la place pour ce genre de cinéma qui est d’une grande humanité et qui nous permet de voyager dans un Maroc rarement décrit, celui du contraste entre la misère et l’opulence.
La talentueuse et magnifique Sabrina Ouazani vous donnera l’envie de vous remettre au tennis. Même si elle a eu des rôles plus frappants déjà : La Graine et le Mulet, Des hommes et des dieux, De l’autre côté du périph (024), Jusqu’ici, tout va bien (616).
Avec Mica, vous ferez plaisir aux jeunes qui veulent, à travers le cinéma, partir à la recherche de contrées méconnues et d’émotions nouvelles.