Deux bonnes heures d’amusement et d’humour, de spectacle très soigné, luxueux, pour ce récit à la fois historique et farfelu.
Le titre du film est le nom supposé d’un tailleur londonien très hup-pé comme il en est à Savile Row dans le quartier de Westminster.
Ce film est, pour moi, une découverte à laquelle je vous convie si vous êtes aussi ignorant que je le fus jusque-là de la carrière de ce producteur-réalisateur célébrissime dans un domaine qui m’attire peu, celui des comédies déjantées inspirées des univers de bandes dessinées.
Il faut citer pour situer l’artiste, Stardust, X-Men, et deux Kingsman
déjà : The Secret Service et The Golden Circle.
Ces deux derniers titres ont eu des recettes mondiales supérieures à 400 millions de dollars…
Très actif comme producteur, Matthew Vaughn l’a été entre nombreux autres, de Rocketman (665) et le standing de ses films est de très haute volée.
The King’s Men est ce que l’on appelle « une préquelle » pour parler chic, une partie du récit qui précède les épisodes déjà dévoilés.
C’est la saga Star Wars qui a popularisé ce terme qui est défini en narratologie de « continuation analeptique ». Analeptique se dit de médicaments, d’aliments redonnant des forces. Bref, l’idée d’écrire un récit ou de produire un film dont l’histoire précède celles qui ont eu du succès déjà et qui repose sur l’espoir de redonner force et vigueur à un filon munificent !
Assez dit du contexte ; l’histoire du film se nourrit de l’histoire mondiale, rien de moins, entre la Guerre des Boers et la création de la Société des Nations, un moment particulièrement savoureux qui clôture l’épisode. Mais ne quittez pas la salle avant la fin du générique : il y a une promesse de suite qui ne manque pas d’ambition, évoquée par une brève rencontre !
Le récit très mouvementé nous entraine de grandes fresques dans des décors somptueux, en scènes d’intérieur d’un luxe royal, de dialogues très amusants en batailles réglées comme des ballets façon Kill Bill, bref un régal si l’on peut se laisser aller à ce genre dit fantasy que les francophiles devrait remplacer par « fantasie ».
Tout est parfait dans ce film qui ne demande qu’à divertir de façon amusante et cultivée, un délassement de très haute couture.