Une résurrection, celle du très beau cinéma à l’anglaise à 90 millions de $, d’un luxe raffiné, tourné pour être exploité en iMax, des images de 2,35 par 1, somptueuses, fixées sur une pellicule de 65 m/m de haut.
Ce réalisateur-acteur au parcours très riche et shakespearien s’était emparé déjà du rôle d’Hercule Poirot dans Le Crime de l’Orient Express. Il remet cela, subtilement et le prologue de ce film-ci dépayse et éblouit déjà par la virtuosité de l’image, des mouvements de caméra, style qui sera maintenu au plus haut niveau durant tout le film. Le directeur de la photo, Haris Zambarloikos en est à son huitième film avec ce réalisateur.
Emma Mackey brille de façon superbe comme déjà nous l’avions admirée dans Eiffel (865).
Sa carrière sera internationale et brillantissime. Une occasion aus-si de voir Armie Hammer qui semble avoir été expulsé du métier pour des questions de mœurs.
Bref un casting de tout premier plan, des décors d’un raffinement extrême et un ton singulier, décalé juste ce qu’il faut pour ce type de délassement qui donne envie de scones à la Devon cream accompagnés d’un thé caramel.
L’histoire se déroule avec un flegme tout britannique qui rend parfois ces deux heures un peu longuettes. Les décors souvent somptueux de l’hôtel, d’Abou Simbel, du Sphinx et des pyramides, le bateau qui est entouré d’eau créée en numérique autour de la construction, tout cela fait un peu carton-pâte comme les décors de films péplum.
Bref, un moment de détente et comme il n’y a pas mort d’homme, allez-y sans angoisse.