Moi non plus. Si l’on espère attirer du public par un titre lourdement vulgaire, il faut au moins que le film en vaille la peine. Ici les questions qui se posent sont de savoir si les réalisateurs vont parfois au cinéma et si les personnes qui ont contribué au financement de cette chose en ont lu le scénario ? Certes, l’idée est intéressante de décrire la vie d’hôtesse de l’air d’une compagnie low cost. Ce qui n’est pas mal fait d’ailleurs dans ce film. Même si tout cela est cliché, archi connu déjà. L’(in)activité durant les escales est décrite de façon tellement caricaturale que l’on s’ennuie comme cette pauvre femme sans attache. Et à cela s’ajoute une espèce d’histoire de famille totalement inintéressante même s’il est question du décès d’une mère. Car on n’en a rien à foutre.
La seule chose qui retient l’attention, c’est le talent de la comédienne qui arrive à présenter d’elle une image charmante d’hôtesse et celle d’une femme totalement délabrée. Le talent d’Adèle Exarchopoulos me semble être la seule chose qui sauve ce premier film. Les producteurs ont cependant déjà un palmarès qui retient l’attention, avec des bonheurs divers : Mon légionnaire (874) Annette (867) ou Lola vers la mer (724). Mais ici, c’est le naufrage. Et, détail significatif de ce manque de maîtrise, les dialogues sont très souvent inaudibles. Seuls les sous-titres flamands permettent de comprendre les banalités que s’échangent des personnages inconsistants. Il faut préciser aussi que souvent ces dialogues étaient improvisés, ce qui en explique peut-être le caractère plat et leur vacuité abyssale.
Lorsqu’un film est complétement vaseux, il est chic de le qualifier de « générationnel » en suggérant qu’il témoigne d’un état de la société pour un certain groupe d’âge et une certaine génération. Cela ne devrait pas exonérer de tels films d’être bien réalisés.
Bref, si toute votre vie vous avez rêvé d’être une hôtesse de l’air, gardez vos rêves et allez voir un autre film.