N’attendez pas de réponse, ce qui prouve bien qu’il n’y a pas de Bon Dieu. Il aurait fait taire depuis longtemps ces gâtes-sauces de l’écran. Souvenez-vous de Débarquement immédiat, Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? (Commenté deux fois, un miracle sans doute : 054-085) de A bras ouverts (385) et aussi Qu’est-ce qu’on a encore fait au Bon Dieu ? (603). Je confesse, c’est le moment de le faire, que cela m’a permis la jouissance de quelques billets un peu piquants, mais je serai pardonné grâce à mon obstination à en voir encore. Elle n’est justifiée que par deux choses : quelques rires potaches et l’observation admirative de la façon dont on peu raconter une histoire convenue en flirtant avec tous les poncifs raciaux et culturels. Du grand art en quelque sorte car jamais l’on ne sort du « politiquement acceptable ». Un miracle encore. Et si vous avez envie de rire de bon cœur, lisez cette critique qui fait passer mes billets les plus rosses au rang de bluette : https://www.ecranlarge.com/films/critique/1425924-quest-ce-quon-a-tous-fait-au-bon-dieu-critique-zemmour-de-rire
Vous connaissez le principe du film : un couple grand bourgeois habite un château dans le pays de Loire. Ils ont quatre filles qui ont
épousées un noir, un juif, un arabe et un chinois, chacune. Et l’idée est de célébrer en famille les 40 ans de mariage des parents, en y conviant les parents des conjoints. Et je dois dire que l’évocation de la visite en Chine aux beaux-parents vaut bien un canard impérial ! Ce n’est pas le cas de toutes les séquences, mais le rythme est suffisamment soutenu pour qu’aux pires moments du scénario, l’on ne doivent pas s’impatienter avant de passer à autre chose. Bien qu’il y ait des répétitions, comme la mère chinoise qui est poivrote. L’exposition des peintures de l’une des filles vaut le détour, et le collectionneur d’art, allemand, permet d’en rajouter une couche à la problématique de l’interculturalité et du vivre ensemble. Et comme il ne faut pas délaisser les invalides, il en est un, aérostier, qui amuse bien malgré lui.
Bref, un film qui ne vaut pas tripette mais va déchaîner les défenseurs et les opposants de ce type d’humour balourd et franchouil-lard, cofinancé de façon incompréhensible par le fisc belge sous forme de tax shelter.