Quel film passionnant. Essentiellement parce que tout y est remarquable. Le sujet très polémique traité sans complaisance ni simplisme, celui des produits que les sidéens convoitaient avec une folle espérance. Un casting comme seul le cinéma américain en est capable. Tous sont exceptionnels. Un dépaysement que seul le cinéma de grande qualité peut proposer aux spectateurs qui se laissent aller dans des univers improbables. Une descente dans un enfer de souffrances, de cruautés, sans que l’on ne sache vraiment qui d’autre que la société en général en est le moteur.
Un cinéma qui dépayse dans le temps et l’espace, dans les codes sociaux, dans les repères les plus ébranlés de nos valeurs de références. Une fois encore la démonstration éblouissante de la nécessité d’un scénario travaillé ligne par ligne, d’un dialogue ciselé mot par mot, d’un univers puissant servi sans faille par la lumière, le cadre, la musique, le montage, le talent de tous, jusque dans les plus infimes accessoires. Du tout bel ouvrage.