C’est un film de genre et je n’apprécie guère ce genre de cinéma, car il est totalement artificiel dans son propos, racoleur dans les choix d’ambiances, terreur, sexe et hystérie, et aussi prévisible qu’un horaire de train. Train de wagons de 1ère classe ici, que l’on parcourt comme un exercice qui aurait pour objet de prouver que le metteur en scène sait faire des films. Et il en a fait… Alléluia (45) Adoration (740) que je n’ai vraiment pas appréciés. Comme celui-ci qui met en place un couple, parents d’une jeune fille habitant un immense et somptueux château 19e dans lequel vient petit à petit s’imposer une mystérieuse jeune fille. Poelvoorde assume le contrat, laborieusement. Sa partenaire est peut-être une bonne actrice, mais cela ne se voit guère tellement elle est mal éclairée et utilisée, et la jeune intruse est un personnage à ce point caricatural que n’importe qui aurait pu l’incarner.
L’intrigue n’intrigue pas tant elle se déroule de façon prévisible et clichée, avec les scènes de préparation, les choses que le spectateur sait, mais pas le personnage du film, et les rendez-vous de la chronologie qui donne l’impression que l’on coche les cages : un peu de sexe, un peu d’émotion et de mystère, quelques mensonges et des moments ambigus copiés/collés du grand Alfred Hitchcock par un petit imitateur. Le son des dialogues est incroyablement mal mixé et seuls nous sauvent les sous-titres en flamand pour essayer de comprendre ce que les personnages se disent. Et qui est totalement dépourvu d’intérêt.
Inexorable est le titre d’un roman à succès qu’aurait écrit cet homme qui ne pouvait ignorer la définition de ce mot qui désigne ce à quoi l’on ne peut se soustraire, quelque chose qui se déroule sans pitié. Voyez le film pour constater que le titre aussi est mal choisi ; il est inapproprié.