Si Ken Loach avait de l’humour, il aurait pu réaliser ce film qui se déroule dans les années 60 dans une province anglaise, pauvre, ouvrière, dont les habitants s’expriment avec un accent populaire qui est un signe sociologique. Notre personnage central est merveilleux ; de gauche, en révolte permanente il essaye par tous les moyens de se faire entendre, au grand dam de son épouse qui ramène de quoi faire vivre leur petite famille.
Vous savez sans doute par le battage publicitaire comment ce farfelu sympathique va essayer de réunir une sorte de rançon pour un tableau « emprunté », celui du Duc de Wellington.
L’histoire est vraie nous dit-on et cela ajoute au charme du récit fait d’humour et de subtiles observations qui ponctuent le récit. Les acteurs sont magnifiques de naturel et d’humour.
C’est le dernier film d’un réalisateur (décédé en 2021) dont j’avais tant admiré le talent dans Blackbird (834) et qui se confirme de façon éblouissante ici, dans un genre très différent.
Sa célébrité était immense depuis Notting Hill en 1999. Nous aurons encore le plaisir de voir Elisabeth, regard(s) singulier(s) annoncé en salle pour bientôt.