Précipitez-vous si vous avez envie de savoir ce que je déteste le plus au cinéma, la vacuité abyssale, le pédantisme ampoulé, l’artifice qui n’a d’autre objet que la provocation imbécile.
Sous le fallacieux prétexte d’une introspection chirurgicale au croisement de la recherche scientifique et d’une sorte d’esthétisme fran-kensteinin, l’on nous inflige des propos d’axolotls avec un débit de débiles qui dégoisent d’un air prétentieux et ignare en se gobergeant d’un vocabulaire de revues scientifiques pour salons de coiffure.
Comme tout est remarquablement fait dans ce film, décors, éclairages, maquettes et accessoires, le regard de plus en plus vague du spectateur peut se distraire en admirant ce savoir-faire artisanal de haut standing.
La musique est à la hauteur de ce fantasme pour midinette, une sorte de bruit ennuyeux qui empêche (à peine) de dormir. Il serait simple de finir ici ce billet ; mais soyons de bon compte, certains adorent le film, comme Mathieu Jaborska qui s’est fendu de cet article : https:// http://www.ecranlarge.com/films/critique/1432959-les-crimes-du-futur-critique-du-grand-retour-de-david-cronenberg
Et si vous avez la patience de le lire, vous prendrez la mesure de la distance infranchissable entre ceux qui apprécient et ceux qui n’entrent pas dans cet univers de science-fiction pour esthètes qui s’emparent du corps humain pour une investigation biologique, philosophique et artistique qui peut plaire mais c’est à vous de voir ; et je vous aurai prévenu.