Inutile de partir à sa recherche ! L’histoire est celle d’une épouse qui, conduite par son mari, disparait mystérieusement durant un arrêt à une station-service. C’est d’un crétinisme ravageur et le film n’est qu’une succession de coups et blessures, de renversement de situation, de flash-back qui ne se justifient que par l’envie de donner quelques éléments susceptibles d’augmenter la tension totalement artificielle et non crédible que le réalisateur échafaude avec l’aide d’un relevé horaire qui scande le temps qui passe. Les gens s’aboient dessus dès leurs premiers échanges verbaux qui sont d’une agressivité et d’un niveau de langage de latrine. Et pour
faire un peu dans l’air du temps, l’histoire nous fait découvrir un laboratoire clandestin qui n’est manifestement pas destiné à purifier de l’eau bénite. Les acteurs seront recyclables dans les spectacles de catch pour champs de foire. C’est le deuxième long-métrage d’un besogneux qui fait l’acteur depuis plus de 20 ans. Et l’on se demande ce qui justifie qu’un tel scénario de polar pour wagon de 3e classe puisse réunir tant de moyens et de savoir-faire. Car le réalisateur n’est vraiment pas un homme bon qui se repaît des pires instincts de l’homme.